• 1. Tu t’appelais AYLAN, tu es né près de Kobané,
    Tu jouais, gambadais au milieu des ruines, devenues champs de mi
    Sur les routes persanes, vous fuyez sans vous retourner
    Dans l’espoir de revoir des lieux avenants, des êtres accueillants.
    Refrain :
     Morts dans les flots de l’indifférence, ont-ils mérité cette violence ?
     Morts dans les flots de l’indifférence, [où donc est le droit
     à l’existence ?] bis
    2. Tu t’appelais AYLAN, tu fus le premier à monter
    Dans ce vieux, ce piteux rafiot de l’espoir, tu fis un au-revoir.
     Après ce fut le drame, tu glissas des mains de ton père
    Dans la mer, dans l’enfer, dans ce cimetière, y rejoindre tes frères.
    3. Tu t’appelais AYLAN, le visage demi ensablé,
    Échoué, délavé, tu es allongé sur la rive ottomane.
     Combien de petits êtres, destinés à ne plus paraître,
    À ne plus sangloter, à ne plus aimer, la guerre va-t-elle tuer ?

     

    AYLAN

    AYLAN





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